Mais qu’est-ce que « danser musette » ?

La manière de danser dite « musette » est très spécifique à certains thés dansants de la région parisienne.
Elle se distingue très sensiblement des danses de salon qui se pratiquent habituellement. Dans les thés dansants ou les guinguettes, vous reconnaîtrez les danseurs de style « musette » à l’élégance de la danse qu’ils pratiquent. Elle se caractérise par des déplacements souvent importants et rapides, par la cavalière tournant autour de son cavalier, mais aussi souvent par des déplacements à contre-sens ce qui ne va pas parfois sans gêner les autres danseurs.
Les lieux
Cette manière de danser est aussi appelée « musette parisien« , les danseurs de thés dansants parisiens se font tout de suite reconnaître lorsqu’ils vont pratiquer en province. Le dansé musette n’est plus pratiqué que dans quelques lieux bien identifiés de la capitale et de sa région comme la Guinguette de l’Ecluse, Le Balajo, Le Rétro Dancing (aujourd’hui fermé), Intensive Danse, Le Tango, etc. Les danseurs de musette se retrouvent au milieu des autres danseurs de danses de salon, et dansent principalement entre eux. Les adeptes sont souvent des anciens, et ils se font de plus en plus rares. Laisserons nous leur savoir-faire se perdre avec eux ?
La danse
Curieusement, les danseurs utilisent la même chorégraphie pour des danses fort différentes. Ces quelques pas spécifiques en sont la principale caractéristique.
Le pas de base en 6 temps (aussi nommé « petits pas« ) est aussi bien utilisé sur des musiques de tango ou de boléro, mais aussi de manière plus étonnante sur des paso-doble ou même des valses.
De même la figure de toupie qui est à l’origine une figure de valse se voit très souvent utilisée dans les autres danses.
La figure de serpentine semble, elle, réservée à la samba.
Roger Chenault et Chantal Salviac dansant la toupie.

Conclusion
Le « musette parisien » est bien plus qu’un simple style de danse : c’est un véritable patrimoine culturel propre à la région parisienne, avec ses codes, ses figures et ses lieux emblématiques. Sa gestuelle singulière — déplacements amples, toupies, serpentines — et sa capacité à s’adapter à des musiques très variées en font une danse à la fois souple et identitaire. Pourtant, pratiqué par un cercle de plus en plus restreint de passionnés, souvent des anciens, le musette est aujourd’hui menacé de disparition. Préserver ce savoir-faire, c’est garder vivante une part de l’âme populaire et festive de Paris.
Références et bibliographie :
A venir
Un excelent article de Pierre Lehagre (non disponible actuellement)
Livre et vidéo de Roger Chenault (n’est plus disponible)